CARNET DE ROUTE

4MOIS ET 8620KMS PLUS TARD.

1er Mai 2017. L’heure de rentrer à la maison. À chaque fois que je quitte le Tef, c’est la même: j’ai l’impression de laisser une partie de moi à Toulouse. Ou à Saint Jean de Luz, ou à Cazères,/Saint Jean toutcourt/Caussade/Lombez (c’est la tournée des bleds paumés), ou au Parc des Princes, ou à Monaco, mais bref, avec les violets quoi. Un genre de Voldemort-des-pelouses, j’éparpille mes Horcruxes sous les crampons des toulousains à chaque voyage.

J’ai pas grand chose à raconter en fait en vrai. J’avais juste envie de poser encore et encore des mots sur tout ça, et d’épargner un peu les WhatsApp de Marion, Émilie et Manon avec mes messages vocaux.

De manière générale, les choses vont toujours à grande vitesse avec moi. Peut-être que c’est dû au fait que depuis petite, je suis convaincue que ma vie s’arrêtera à 30ans. Ça doit être une des premières phrases que j’ai pû dire, après avoir chanté toute la discographie de Florent Pagny. Une enfant de 94 complètement en adéquation avec son temps, je sais. Les choses prennent rapidement de l’ampleur et de la valeur chez moi, et le foot n’a pas dérogé à la règle. Le TFC, même pas la peine d’en parler. Même le Faucon Millenium il va pas aussi vite que ça.

Mon carnet de route pue le bonheur, la béatitude. J’imagine que ça doit être carrément insupportable à lire, on doit m’imaginer un peu imbécile sur les bords, heureuse tout le temps, un peu naïve ou simplette. Ça n’a pourtant pas toujours été le cas, et c’est la raison la raison pour laquelle j’aime autant insister sur le fait que tout est beau dans mon monde actuel. J’ai l’impression de me sentir bien tout le temps (si on fait abstraction de l’état de mon dos et de ma fatigue), d’être émerveillée de tout, d’arriver à voir partout les détails qui rendent chaque instant plein de pensées positives. Ma thérapie tant rêvée, mon apaisement tant recherché, mon équilibre tant attendu.

J’ai conscience que ces écrits ne sont pas ce qu’on fait de plus « professionnels », shame on me, grande rebelle qui veut pas se plier que je suis. En même temps je pense qu’on s’en foutrait un peu d’ailleurs. Je fais mes photos comme je les vis, cohérent que j’écrive mes articles comme je les vis. Et comme j’ai pas la prétention d’écrire un livre, je blog. So 2017 (semi-adéquation en fait, yeees!!!)

J’ai commencé cet article il y a deux mois. Mais je suis sur les routes tout le temps. J’aime ça. Ne pas me poser. Partir à l’aventure sur des coups de tête. Ne pas savoir où je serai la semaine suivante. Donc, depuis janvier, ma tête se cogne sans cesse je suppose. Je sais pas si tout ça me mènera quelque part, ou si je vis juste la meilleure de mes 23 années pour le plaisir. En tout cas je la savoure. Je voudrais pas que tout s’arrête et me dire que j’aurais dû faire plus tant qu’il était temps. Que tout s’arrête, je le comprendrais; je serais triste mais je le comprendrais. Ne pas avoir mis chaque soupçon d’énergie là dedans, c’est pas envisageable. Rentrer me poser 3jours me fait déjà suffisamment bouillir.

Je termine là mon 8620èkm violet. 8620, c’est pas un nombre que j’ai tapé au hasard sur le clavier comme d’hab’, comme quand on tape « hgkfhtrd » avec les filles pour exprimer… je sais pas trop le mot de ce qu’on exprime quand on fait ça, mais bref: 8620kms, Mappy à l’appui. Dans mes écouteurs, Jean-Jacques Goldman chante « celle que j’ai choisie, celle que je ressens, dans cette armée de simples gens ».

Il y a 4 mois, le Tef s’apprêtait à passer une semaine à Saint Jean de Luz. Il y a 4 mois, j’allais à mon tour me choisir une deuxième famille, des sourires (y a jamais personne qui tire la tronche aussi dans cette bande…….) que j’allais avoir de plus en plus de mal à quitter. Il y a 4 mois, tout s’est bousculé pour devenir ce à quoi je tiens peut-être le plus aujourd’hui, ces moments ci précieux qui font mon 2017. L’été approche, avec ça la fin de la saison, et donc le mercato. Je propose qu’on le zappe cette année s’il vous plait (sauf pour renvoyer HBA à Nice, ou n’importe où loin d’Emery, merci). Parce que déjà je suis pas vraiment pour me poser plus de deux semaines, mais alors encore moins en sachant qu’au retour, ça sera pour ne plus retrouver des visages dont j’aurais pû m’imprégner encore plus, si ma saison n’avait pas commencé en janvier.

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18/19FÉVRIER2017: ASM/AB, PSG/TFC

Un weekend de retrouvailles.

13 février 2017 (veille de St Val victoire de ma-la-de du PSG sur le Barça), retour en cours après un mois de stage. La formation part totalement en freestyle, mais un freestyle bien deg’ qui fait pas vraiment envie. Tensions à droite, larmes à gauche, abandon par ci, sentiment d’insécurité par là, bref: pas trop la joie et l’ambiance, semaine bien longue. J’en profite pour laisser partir ma tête à mon occupation favorite: faire acte de présence, et m’ouvrir des portes sur ce qui semble être clairement devenu ma priorité: la photo.  Je dis ça, parce que c’est important je crois d’avoir le contexte. Moi je veux m’en souvenir en tout cas.

Ces deux derniers mois, j’ai eu un planning un peu chargé (attention, ça me va parfaitement, je ne m’en plains pas loin de là) entre le foot des uns, le foot des autres, le rugby sur la pelouse, le rugby en tribune, mon stage en école (maternelle, des bébés partout, l’amour infini jusqu’aux étoiles)… mais LE moment que j’attends le plus, c’est cette rencontre: PSG/TFC. Sans surprise. Le match tombe le dimanche soir (oops, RIP l’école à Biarritz le lendemain matin), celui de l’Aviron Bayonnais le samedi. Ils jouent contre Clermont-Ferrand, à l’extérieur. Sur la carte, je me dis que c’est une sorte de milieu de chemin quand même entre la Côte Basque et la capitale. Si on trace une ligne un peu sinueuse, avec une main gauche, en tenant le stylo entre l’oriculaire et l’annulaire.

Alors hop, (très gros) sac sur le dos (précision qui a son importance: j’ai hâte d’un jour pouvoir exiger la présence de Luce comme assistante porteuse de sac), 712 canettes de RedBull dans la valise, Jul dans le casque, et c’est reparti pour un weekend rempli en kilomètres. En retrouvailles et en émotions aussi.

J’ai eu grand mal ces derniers temps à venir shooter à Dauger. Multiples raisons qui n’ont pas besoin d’être exploitées ici, mais le résultat était là: je griffonne des lignes et des lignes quelque peu défaitistes sur mon petit cahier (un beau Moleskine Star Wars, que j’ai depuis 5ans, il subit le pauvre entre les années qui défilent et tout ce qu’il peut porter tout seul), mes photos ne me satisfont pas du tout quand j’arrive à me souvenir que si je suis sur la pelouse, c’est pour appuyer de temps à autres sur le déclancheur à la base. Après mûre réflexion, nombreux désaccords e tutti quanti, je décide de déserter ma pelouse préférée. C’est pas simple comme choix en vrai. Parce que c’est un peu ridicule, que fuir n’a jamais été une solution; mais moi à aucun moment je veux en arriver à une situation de non retour et que l’endroit qui a été le début de tout, en devienne également le cimetière en fait. Je sais que je me bloque seule, que tout se passe dans ma tête. Mais c’est comme ça. On a tous nos traits un peu pourri, le mien est là, cadeau: je suis bornée.

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C’est fou comme, du coup, en contraste à ce sentiment de malaise total à domicile, j’ai pris une énorme bouffée d’air au Parc des Sports Marcel Michelin (le nom simple du stade de l’ASM). Autant la ville bof, avec ses bus moches et ses rues pas bien plus belles, autant le stade… de toute beauté. Et épanouissant. Les joueurs me manquaient. Sur la période sans les avoir sous les yeux, ça allait, parce que ce déni est dans le déroulement de mon côté buté, mais de les retrouver, je pense que ça a déclanché le manque à retardement. Au fur et à mesure qu’ils arrivaient pour s’échauffer, je sentais le poids sur mon cœur se dissiper, comme si j’avais été orpheline un mois et demi, et que je retrouvais un à un chaque membre de ma (très grande) famille. J’ai une pensée émue et un peu désolée envers tout le peuple clermontois que j’ai pû croiser après le match, et qui a subi le sourire super hautain avec lequel j’ai dû me pavaner fièrement. Genre « eh ouais guys, je suis Heureuse, grand H! ». Mais bon, ça fait du bien des fois aussi.

Et puis dimanche est arrivé. Le train a traversé les paysages de ma France biscornue, jusqu’à Paname. Mon cerveau est devenu un chamallow rose (j’aime pas ça en plus, je sais pas pourquoi je fais cette comparaison là du coup, peut-être parce que je me dis qu’y a que moi qui ne dois pas aimer, comme le chocolat…! Si vous êtes comme moi, imaginez juste un bon plat de spaghetti plein de fromage fondu au pire, ça passe bien je trouve). Même la Tour Eiffel, que je n’ai jamais trouvée spécialement dingue, a eu un effet d’engouement total sur ma personne. Désespérant.

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Je crois que les qualificatifs adaptés à mon dimanche soir n’ont pas encore été inventés. J’en suis sûre même. C’est tragique qu’il faille se contenter de ces quelques mots maladroits que je vais pouvoir poser, alors qu’en vrai j’aimerais que vous puissiez carrément faire une immersion dans ma tête, de 19h15 à 01:30. À mon avis, toute la palette de sentiments cools y est passée. Quand le Parc est vide, y a cette impression d’être dans l’endroit le plus apaisant au monde, encore plus fort que quand t’es dans la mer (pas l’océan), en train de dormir en faisant la planche, avec le soleil qui vient cogner à travers l’eau sur ta peau. Ça, c’était ma sensation préférée, avant le Parc des Princes vide à 23:30, dimanche 19 février 2017.

Y a eu l’échauffement du Tef, que j’ai vécu comme une mère qui verrait ses enfants à une remise de diplôme, où je sais pas trop quoi vu que j’ai pas d’enfant. J’imagine que, le jour où ça sera le cas, et qu’ils vivront un moment fort dans leur année, je pourrai comparer ça à « quand j’ai vu pour la première fois mes toulousains défiler sur la pelouse de mes parisiens sous mes yeux » (oui tout le monde est à moi, y a quoi?), alors qu’en fait ça sera juste la chorale débile avant les vacances de Noël ou whatever. Y a vraiment des réactions dans nos têtes et dans nos cœurs qui sont à peu près aussi tordues que mon axe Biarritz-Clermont-Paris. Bref, passons. Après ça, j’ai jonglé sur le côté parisien. Remplaçants parisiens. Parce que ça rigolait plus qu’autre chose. Et que mon régime alimentaire se constitue toujours autant de sourires. On aurait pû faire 90min de toro entre Marco Verratti, Hatem Ben Arfa, Thomas Meunier, Gonçalo Guedes, Javier Pastore et Alphonse Areola, ma soirée était mémorable.

La galère de ma vie, ça a été de décider qui je voulais photographier en attaque, qui en défense, qui sur quelle mi-temps, justifiez vos réponses, vous avez 4h. Heureusement pour moi j’ai un camarade de pari génial, qui fait aussi office de preneur de grandes décisions quand mon cerveau est hors service comme ça a été le cas au moment de choisir. Même me prendre une frappe puissante de Delort dans la tête je pense que ça m’aurait pas remis les idées en place. Ça a donc été attaque toulousaine dans un premier temps,et attaque parisienne dans un second temps. Parce qu’Hatem est entré à la 78è minute pour caler un magnifique triplé, donc ça paraissait être la meilleure option pour avoir ses célébrations.

Vu le score final, je suppose que les deux équipes se sont concertées avant et ont conclu qu’il ne fallait pas me briser le cœur, qu’un 0-0 était encore la chose la moins compliquée à vivre. Y aurait eu lourd cafouillage dans ma tête à chaque but aussi sinon, il faut le dire. Applaudir le buteur (mentalement j’entends, j’ai les mains un peu prises pour applaudir quoi) ou sortir les mouchoirs pour le but encaissé, mystère. L’histoire ne le raconte pas comme ils sont tous géniaux et bienveillants.

Mes photos sur le site du TFC: ***

Quoi qu’il en soit, j’ai passé là le plus beau weekend de ma longue existence. J’écrivais dans le dernier article que le stage des toulousains à Saint Jean de Luz était mon cadeau de Noël en retard. ASM/AB et PSG/TFC  ont été mes cadeaux d’anniversaire en avance eux (c’est le 1er mars, merci de ne pas oublier maintenant que vous l’avez lu et noté dans vos agendas, naturellement).

Le retour en formation est très compliqué. Parce que je suis arrivée aujourd’hui mardi, dans une classe qui s’était encore plus déchirée la veille, pendant que moi je déjeunais tranquillement dans mon petit (comprenez minuscule) hôtel parisien. Et que je me suis retrouvée toute seule, avec mon sourire béas, au milieu de gens qui s’engueulaient et pleuraient. Que tous les endroits où je pourrais être chaque jour ont défilé dans ma tête, tel les chars du carnaval de Nice (là la comparaison elle est justifiée, c’est un clin d’œil à ma petite sœur qui y participe, et comme elle me manque, je pensais à elle). Je voudrais être partout. Partout, mais ailleurs.

Aujourd’hui, nous sommes mardi 22 février 2017, il est 22:01, et je reçois ce mail de mon papy.

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Et ce mail, c’est peut-être bien le plus beau des messages que je pouvais recevoir. Parce qu’il n’y a jamais rien eu de plus important que l’avis de papy, et que j’espère qu’il est aussi fier de me voir porter son nom, que moi d’avoir cette chance.

Remerciements: Vincent Duvivier & Géraldine Houzeau, Bruno Marchand, Rémi Denjean. Émilie Marion et Manon qui ont rappelé quand elles n’ont pas décroché, Julien Curci, maman de me laisser faire comme je veux depuis toujours et pour le travail que tu fais pour retenir la longue liste des « gens trop trop importants » dans ma vie parallèle, Luce parce que chaque pas de retour vers notre verdure à nous c’est toi qui me porte, Frédéric B., pour ces échanges et mon meilleur trajet en train, Coralie parce qu’à aucune seconde tu m’en veux de t’abandonner dans ce bordel de forma, et Bruno-qui-assume, parce qu’y a au moins 12 générations qui nous séparent, mais que t’es une des meilleures choses que toutes ces histoires aient mis sur mon chemin.

JANVIER 2017: TFC, STAGE LUZIEN

2017, je t’aime déjà.

Aujourd’hui, on est le 7 janvier. La première semaine de la nouvelle année vient de s’achever. Moi, 2017, je t’aime déjà.

Mardi, reprise des cours, pour une semaine, après on part en stage (joiiiie). La journée n’est pas encore finie que la concentration est déjà partie, la tête est déjà ailleurs. La raison? Ce message:

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Mon pote Tom, il ne le sait pas à 15:32, mais il me fait là le plus beau cadeau de Noël en retard, ou d’anniversaire beaucoup trop en avance. Mais je préfère de Noël, comme ça il faudra qu’il trouve autre chose en mars. En ce moment je plane, on va pas se mentir, je suis incapable de suivre quoi que ce soit, je n’arrive pas à me souvenir du dernier jour où je n’ai pas carburé au/à la (pick out the one you prefer) Redbull. Naturellement, la venue du Téfécé, je l’aurais apprise 3 semaines après. Merci, Tom. Je sais qu’il y a déjà les remerciements en bas, mais j’avais envie et besoin d’appuyer sur ce merci là, et de toutes façons, on ne remercie jamais assez les gens.

Les toulousains ont donc passé la semaine à Saint Jean de Luz, à une quinzaine de kms de chez moi, et ça aurait carrément été absurde et incohérent de ne pas y aller quand j’ai pour habitude de passer des heures et des journées dans les transports pour des matchs. Et quand on sait que ce qui m’anime dans les rencontres, c’est les échauffements plus que les matchs. Jackpooot un peu la semaine d’entraînements à la maison !

Il fallait faire un choix:

  • SOIT j’étais la Margot sérieuse, sage, qui n’oublie pas que pour pouvoir présenter son Diplôme à la fin de l’année il faudra avoir suivi un certain nombre d’heures en classe, qui a bonne conscience et ne veut pas manquer les cours parce qu’elle a enfin trouvé une formation qui l’intéresse (etc.);
  • SOIT j’étais la Margot passionnée, ambitieuse, qui fonctionne à l’adrénaline, à qui on n’enlèvera malgré tout jamais ce rêve qu’est la photo (et qui aime bien être la seule fille au milieu de tant de garçons, je le confesse, pas de jugement, on est tous un peu faibles hein…).

Alors j’ai choisi d’écouter  mon cœur est d’être la Margot heureuse. Juste « heureuse ». Heureuse d’avoir lâché 4mois de salaire dans du matériel. Heureuse de ne pas se perdre dans une vie qu’on veut lui tracer. Heureuse d’être incapable de rester dans le droit chemin, heureuse d’avoir cette capacité à céder à la tentation de sécher les cours. Heureuse de s’être faite avoir y a un an et d’avoir été soudoyée. Heureuse de ne pas vouloir vivre autrement qu’intensément chaque histoire. (Faites attention à vous, on y croit pas souvent, mais ça arrive aussi aux autres, le bonheur.)

Je dirais bien qu’entre mercredi, jeudi et vendredi, j’ai eu ma dose de sourires, de regards expressifs, de complicité, de moments volés, de fous rires captés. Mais non. Je ne crois pas qu’on puisse « avoir sa dose » de tout ça. En avoir sa dose, par définition, ça veut dire en avoir assez, qu’après c’est trop. Et des choses positives comme ça, je ne pense pas qu’on puisse s’en lasser, en être blasé. Sinon c’est tragique en vrai. En tout cas moi j’aurais pu signer pour encore des jours et des jours, parce que c’est ce qui me nourrit. Je pense, très sincèrement, que le TFC devrait songer à délocaliser tous ses entraînements à Saint Jean de Luz. Autorisation de rester le « Toulouse » Football Club, de se revendiquer toulousains, de jouer les matchs au Stadium, même d’adopter leur accent moins beau que le nôtre, whatever, juste: les entraînements, à Kechiloa.

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Rendez-vous le 31 décembre 2017 pour que je vous confirme que ma photo de l’année, c’est celle-là.

Tant que je suis dans ma lancée de mots d’amour: si vous passez par Saint Jean de Luz un de ces jours, arrêtez vous au Middle. C’est une petite guinguette, sur la coline de Sainte Barbe. 1) Ils ont la même recette à crèpes que ma maman, 2) vous reconnaîtrez sûrement une tête mais découvrirez la belle personne derrière, 3) ils ont très certainement la plus belle vue de toute la Côte. Je prévois d’ailleurs de l’établir le lieu comme nouveau QG (à condition qu’on arrête de me vendre du RedBull Tropical à la place du basique, on m’a eu une fois, pas deux, toute une confiance à regagner…!). Y a pas de wifi, on est carrément à contre-jour pour travailler les photos, et pourtant. Qu’est ce qu’on se sent à la maison et entre de bonnes mains. Et ça aussi, mine de rien, je pense que ça joue sur le rendu final.

Aujourd’hui, on est donc le 7 janvier, il est 8h (plus du tout d’ailleurs le temps que j’écrive, que j’aille travailler, que je tape, que je mette en page, que je regarde le match de foot e tutti quanti), mon corps s’est reveillé, mais il n’a pas encore compris  que le Tef est retourné chez lui, qu’on aurait pu dormir un peu plus.

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Mes photos sur le site du TFC: JOUR1JOUR2JOUR3

Remerciements: le club du TFC et son effectif, pour leurs attentions ces 3jours, Rémi Denjean, Tom J., Vince, Laurent, JP et son Middle, ma promo d’amour et ma référente, parce que c’est pas tous les jours qu’on est face à des gens qui comprennent.

AVIRON BAYONNAIS RUGBY PRO

À vos larmes, prêts, pleurez.
(Pas vous. Mes yeux.)

30 décembre 2016. Fin de l’année. L’heure pour moi de faire le bilan. Et d’enfin mettre des mots sur ma plus belle histoire, celle que j’écris depuis 9 mois à l’Aviron Bayonnais.

9 mois chez les ciel et blanc, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée depuis que mes parents m’aient offert un frère et une sœur, sans exagération aucune. J’ai eu le droit à une nouvelle naissance sur la pelouse bayonnaise. Et Dieu sait comme j’avais besoin de tirer un trait sur 22 ans, de devenir une autre moi. Une version épanouie, qui s’assume, se fait plaisir et retrouve son plus gros sourire dès qu’elle franchit le contrôle de sécurité, oubliant même sa dent de travers.

9 mois chez les ciel et blanc, ça débute en Pro D2 pour retourner en Top14. Ça dit au revoir à des têtes dont on ne devrait pas se séparer (y a pas de message codé, je ne cache pas que c’est une référence directe à Dwayne Haare), ça accueille des nouveaux membres dans la famille. Ça adopte les habitudes et mimiques des uns et des autres. Ça nomme « repères » certains visages. Saubusse – Le Bourhis – Fuster – Arganese – Du Plessis, et on recommence. Ça se lance des défis-photos, ça les loupe, et ça finit par les réussir.

9 mois chez les ciel et blanc, c’est prendre conscience à chaque déclic de mon appareil photo que j’ai envie d’être nul part ailleurs que dans ce stade. Que le retentissement des premières notes du Vino Griego correspond à chaque fois au moment où mon maquillage coule de manière encore inexpliquée par la science. Que le samedi à Jean Dauger, c’est mon rendez-vous avec le bonheur.

Je sais la chance que j’ai d’avoir vécu tout ce que j’ai pu vivre cette année. D’avoir shooté sur toutes ces pelouses. Que tant de gens m’aient accordé leur confiance, alors que je ne suis rien ni personne. Mais rien ne me fait plus plaisir que d’être au milieu de cette équipe là. Je sais qu’avec du travail, de l’investissement, du culot et des bons timing, beaucoup de choses sont possibles. Parfois, j’aime bien m’imaginer face à une table. Sur cette table, quatre contrats: un avec le PSG, un en NBA, un pour être photographe personnelle d’Andy Murray, et un avec l’Aviron Bayonnais. Jamais j’hésite. Rien ne vaut ce club, ces joueurs, ces supporters.

En bas à droite de la page d’édition de mon article, un compteur de mots défile. Il indique 421 mots. C’est dur de les poser en fait. Parce que jamais à la hauteur de ce que j’ai vraiment sur le cœur. De tout ce que cette aventure m’apporte chaque jour. Plan professionnel comme personnel. 460 mots. Pour 460 larmes, au moins.

Remerciements: le club de l’Aviron Bayonnais, Géraldine Houzeau, Marc Mittoux, les stadiers parce que ça passe aussi par ces moments là, tout l’effectif, B., les gars du BOC, Jules L., Luce B., Tom J., Baptiste B., Arthur D., Maitena SP., Cédric, papa.

29OCTOBRE2016 : TFC/OL

 » Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.  » Paul Éluard.

L’OGC Nice c’est trèèèès très proche dans le cœur, le Parc des Princes j’y installerais bien un tipi (un igloo ça tiendrait pas longtemps), mais quand même, j’habite à Biarritz, c’est à dire l’autre bout du monde. Ou de la France au moins. Bientôt, j’aurai cours toute la semaine, je vis mes derniers jours de vie sauvage. Je commence le 2 novembre. Rien à voir avec la photo, l’audiovisuel, le sport ou whatever, c’est un Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social. Et je me vois bien là dedans. Mais là n’est pas le sujet.

Je suis donc clairement limitée dans les possibilités de déplacement. C’est assez peu gérable de traverser le pays en train en un week-end sans feinter une par une les maladies de l’abécédaire des maladies chaque lundi. Et l’avion n’entre pas tellement dans mon budget. Cette semaine, j’ai investi dans du matériel. Je ne sais pas trop pourquoi.  Enfin si: mon appareil à moi me fatiguait, Sony rime avec non-merci (oui bon, surtout avec merci donc, mais ça aurait cassé la cohérence de la phrase…), et mon zoom que j’estimais peu performant s’est vexé et a préféré quitter le navire. J’ai fait un match de rugby avec un 18-55mm: never again. Pour mes portraits ça va, je m’en tire, mais pour ma crédibilité, on repassera. Mais bon, est-ce que c’était vraiment nécessaire de mettre trois mois de salaire là dedans, en sachant que mes photos meurent à l’instant même où je les prends, n’étant pas publiées…? C’est tout une réflexion que j’ai préféré mettre de côté pour céder à mon incroyable talent à moi: l’impulsivité (si je savais mettre des emoji, là, j’ajouterais une bonne douzaine de cœurs remplis de sarcasme. imaginez-les, por favor, vainquons ensemble mon incompétence informatique ! ).

Tout ça donc pour en arriver là: le rugby c’est la vie, l’Aviron Bayonnais y aura jamais rien de mieux, mais le foot je veux pas faire sans. J’ai deux options (divisibles elles-mêmes en d’autres options, donc ça fait un peu plus d’options): ou je contacte les petits clubs de chez nous, et là je coupe mon élan; ou je vois avec ce qu’on a de plus proche (divisible donc en FCGB et TFC, CQFD). Il me reste une semaine avant d’être bloquée au Pays Basque, et LA chose dont j’ai besoin, c’est d’aller me ressourcer chez Papy pour être prête pour une année d’école. Papy habite à Pamiers, en Ariège. À une heure de Toulouse. Si vous voyez où je veux en venir.

Me revoilà lancée dans une enquête staff, une nouvelle explication de projet, qui s’affine et gagne en crédibilité au fil des expériences. Coup du hasard, destin, le CM toulousain me parle d’un projet qu’il a d’accueillir des photographes amateurs sur les matchs à domicile et de publier une dizaine de photos sur le compte Instagram du club. Bon timing.

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29 octobre 2016, c’est parti pour inaugurer la belle opportunité qu’offrira maintenant le TFC sur ses matchs à domicile. Moi, sur un bien beau match en plus: Toulouse – Lyon. Le beau rendez-vous, et la bonne pioche question bonhommes photogéniques. Un double cadeau avant de partir m’enfermer dans une salle de classe.

J’avoue ne pas m’être spécialement concentrée sur le Téfécé sur ma demi-saison 2015-2016 (j’aimerais quand même qu’on m’explique, TFC c’est Té-effe-Cé, je veux bien qu’on débatte sur chocolatine/pain au chocolat, poche/sac, mais y a des choses sur lesquelles il ne peut quand même pas y avoir débat…!). Mis à part les matchs contre le PSG et l’OGC. Ce qui fait un nombre moindre de matchs quoi, bien que Paris ait eu l’amabilité de jouer Toulouse soixante fois de suite pour mes tout premiers matchs. Faute avouée à moitié pardonnée, askip. Par contre, là où j’avais été très admirative, c’est lors du discours de Dupraz, contre Angers. Comme toute la France, je suppose. Conclusion: ma culture sur Les Violets était assez insignifiante. Indulgence s’il vous plait, vraiment, 22ans de tennis, rugby, basket pour une découverte du foot il y a moins d’un an, je fais ce que je peux. Mais ce qui est bien, c’est qu’avec mes aventures de club en club, je les découvre à ma façon, et c’est plus agréable d’intégrer des effectifs en les photographiant plutôt qu’à travers un multiplex. Et puis j’ai pas Canal ni Bein de toutes façons, ça veut dire que pour regarder un match je n’ai que le streaming. Le streaming pour suivre le foot, je pense que ça peut être élu calvaire du XXIè siècle haut la main. Je ne vois pas ce qui pourrait détrôner le streaming, qui coupe toutes les deux passes alors que déjà en décalage de trois journées.

Je me fais à mon nouveau boitier et à mon ma-gni-fique téléobjectif; je sens rien qu’en prenant mes photos que le rendu me plaira. Non négligeable quand on sait le nombre de « c’est un massacre » que j’ai pu envoyer par le passé. Je me suis même surprise à être satisfaite de photos d’actions. Je me suis un peu forcée, parce que présenter dix photos de l’échauffement et un vide ancestral de 90 minutes de jeu certes ça me correspond parfaitement, mais qui comprendrait ?

14947451_10210486922359591_6439424264803243494_n2 novembre. Le compte du TFC se remplit de mes clichés. Moi, c’est ma rentrée. Quand je me permets d’ouvrir l’application (signer un règlement intérieur précisant que les portables doivent être éteints et vivre dans l’illégalité dès le 1er jour), *remplacer-par-un-gros-nombre* notifications et messages de félicitations. Qui me touchent, tous, privés, publics, des plus simples aux plus élaborés. Si j’avais pu, j’aurais tout imprimé pour tout pouvoir garder. Parce que quand même: ça fait chaud au cœur.

Remerciements: le club du TFC, Martin Truchot, Rémi Denjean, Paul Soulie.

21AOÛT2016 : PSG/METZ

D R E A M B I G G E R

Juillet 2016. Je dois monter à Paris pour un vol pour la Corse. Pour le moment je galère un peu, j’enchaîne les petits boulots, ce mois-ci c’est animatrice de colo à Porto Vecchio. J’envisage une entrée en BTS Audiovisuel (option montage et post-production) à la rentrée. Condition d’accès à la formation? Avoir une entreprise pour l’alternance. Aïe. Avant le départ sur l’Île de Beauté, je m’accorde une semaine à la capitale. Après quelques jours à taper aux portes, personne ne peut m’accueillir: je n’ai pas d’expérience, pas de diplôme, je ne suis pas fille-de, bref: l’audiovisuel c’est comme tous les secteurs de nos jours quoi.

Je cherche un peu qui réalise des vidéos que j’aime suivre. Et je nous revois, Marion et moi, 7mois plus tôt, à passer notre réveillon du Nouvel An à regarder les No Comment du PSG. (C’est comme ça qu’elle m’a achetée d’ailleurs, la fourbe. Salutations et respect au monteur et son efficacité du coup…!).

La saison de Ligue1 est finie, on est en plein Euro, et c’est la semaine de reprise des entraînements au Camp des Loges. « Si tu fais rien il se passera rien » (c’est Manu Payet qui dit ça dans Radiostars, de Romain Lévy. Je recommande. L’application de la phrase. L’acteur. Le film. Le réalisateur.) Je recommence mon petit cheminement. Comme je deviens une pro des organigrammes, reconnaissons-moi ça, je tombe directement sur la bonne personne. Je fais une demande de stage, et par la même occasion je tente de voir s’il y a moyen de faire des photos sur une journée ouverte à la presse. Échec pour le stage, à voir pour les photos mais plutôt au Parc. On laisse cette histoire en suspens, juillet passe, et je rentre toute bronzée de Corse (aucun impact dans l’histoire, mais très très important pour le moral de prendre des couleurs).

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21 août 2016. Premier match de Ligue 1 de la saison. À domicile pour le PSG. Premier match sur la pelouse du Parc des Princes pour Hatem Ben Arfa… et aussi pour moi. Enfin, lui y est déjà allé comme visiteur, moi dans les gradins, mais là c’est notre playground. Belle symbiose des incompris, pourtant étrangement passée inaperçue. Passons.

Le Parc des Princes, c’est magique. Déjà en tribune, ça a de la gueule, mais sur la pelouse, c’est un monde à part. Vraiment. J’ose à peine taper cet article, de peur que ma bonne étoile se rende compte de la chance qu’elle m’a laissée, et décide de chômer à partir de maintenant. Mon premier stade de football, le Parc des Princes. C’est assez dingue je trouve. Je me sens un peu coupable au fond, ou mal à l’aise vis à vis de ces gens passionnés du Paris Saint Germain depuis toujours, qui n’ont jamais pu se rendre Porte de St Cloud. Moi Marion me montre trois vidéos, et je débarque, comme si c’était une évidence.

Là encore, pas besoin d’être un grand analyste : je prends mon pied (jeu de mots parce qu’on est sur du foot, n’applaudissez-pas, c’est cadeau) sur les portraits. Du coup, je regarde un peu les photos des reporters sur les matchs, de manière générale, et je vois que ça ne se fait pas spécialement. Ce n’est pas un reproche, ou une comparaison, je ne me permettrais pas, et mes photos de sport pur et dur ne sortent pas forcément du commun, c’est une constation. Je trouve ça dommage, parce qu’à côté des sportifs, on manque les personnalités de chacun.Je crois que c’est comme ça que j’ai toujours fondé mes avis sur les gens, et analysant leurs traits, leurs expressions, la palette de sentiments que dégagent leurs visages. Ça reflète quand même généralement très bien l’âme dissimulée dans le corps. (Si vous êtes amateurs dans ce genre d’analyses, faites quand même attention à ne pas passer à côté de belles personnes juste parce que vous avez un jour compris ici qu’un sourire=une personne heureuse, ça serait dommage, et je m’en voudrais d’avoir été aussi mal comprise)

Beats, faites pas genre, on le sait tous que la collaboration Trapp/Loustau, c’est au dessus de toutes vos espérances, et que le rendu est bien trop génial pour laisser filer ça.

Quelques semaines après le match, c’est Thomas Meunier qui postera une de mes photos sur ses comptes Facebook, Instagram et Twitter. Et ça, ça fait carrément plaisir. Parce que, quand les compliments viennent des copains, ça touche, mais on sait jamais si c’est sincère. Quand ça atterrit directement sur les pages officielles des sujets, c’est que mine de rien, le contrat est rempli je me dis…

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Thomas Meunier. PSG/METZ – 21082016
Remerciements: Marion P., le club du PSG, Anthony Baca, Bruno Marchand, Federico Pestellini, Thomas Meunier.

20AVRIL2016 : ENTRAINEMENT OGCNICE

«Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange.» – Bill Brandt

11 avril 2016, À l’heure où je me couche des Casseurs Flowters dans le casque. Deuxième couplet. Gringe prononce ces mots: « Marre d’observer le monde de loin, j’dois fuir ma ville et ses recoins, savoir à quoi ressemble demain. Personne ne m’souhaite bonne chance mais j’passerai pas ma vie à m’demander quand elle commence ». Et si, et si… Et si moi aussi je faisais commencer la mienne, pour de bon ?

Les vacances scolaires arrivent, petit séjour sur la Côte d’Azur au programme pour rendre visite à la petite sœur. Les paroles de la chanson tournent en boucle dans ma tête. « J’veux plus être absent d’ma propre vie, à regarder nos p’tites histoires passer à côté d’la grande ». La vraie question a toujours été : est-ce que la photo est une passion, un passe-temps, ou est-ce que ça serait ça moi, ma Grande Histoire ?

Je tente le coup. Au pire, on me dira non. Au mieux, on écrira le Chapitre Premier (avec les majuscules, Premier Chapitre ça sonnait mal).

11 avril 2016. J’envoie un message à l’OGC Nice. Présentation de mon projet… projet assez flou. Je veux intégrer une école de photographie. Ou pas. Dans l’idéal, je voudrais me former « comme ça », sur le tas. Je suis assez fermée à l’idée qu’on travaille ma vision des choses, ma perception des instants. Mais quand même, j’ai bien conscience que moi, l’ISO, l’ouverture focale et tutti cuanti, c’est du charabia. Je hoche la tête, je souris, on pense que j’ai compris: que dalle. Au hasard. Ça passe, tant mieux; ça passe pas, je tourne les boutons jusqu’à y arriver.

La réponse tombe une heure après: « ça devrait pouvoir se faire », on transfert ma demande vers un autre service.Le lendemain, j’ai quelqu’un au téléphone: on m’attend dans 8jours. Wow. Ça y est. Apparemment je suis lancée. Cette fois je ne fais plus semblant: j’aurai un travail à rendre, un sérieux à prouver, une confiance à gagner. Je suis contente, déterminée, mais j’ai assez mal dormi jusqu’au jour J.

Le 20 avril arrive. On est sacrément bien accueillis à l’OGC Nice, il faut le signaler. Je dis « on », mais j’étais seule au Stade Charles Erhmann. C’est un « on » de fille convaincue que les niçois portent à tous leurs interlocuteurs autant de bienveillance qu’ils en ont eu à mon égard ce jour là.

Il y a une chose qui m’est apparue évidente sur cet entraînement niçois, sur cette première vraie expérience dans le domaine du sport: ce qui me plaît, moi, ce n’est pas tant que ça le mouvement, le geste technique; mais plutôt les rires, la complicité, la fraternité et l’amour que dégagent ces gens (vu le degré de fragilité de cette phrase, on vient donc de mettre fin à 22ans de « de toutes façons je suis pas une fille, je suis un garçon »).

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Mouez Hassen. Entraînement OGC NICE – 20.04.2016

J’ai beaucoup à apprendre, aucun doute. Tout n’est pas une histoire de « avec le numérique de toutes façons, tout se fait tout seul ». Mais je sais vers où je veux aller. Et je sais que je veux que ce rêve devienne une réalité, un quotidien. Sur le chemin de retour, j’envisage tous les plans tordus pour rester dans le sud-est (jamais dans l’excés). Je me suis contentée de prolonger mon séjour, parce que match à l’Allianz le lendemain de notre départ. Ça aurait été quand même assez frustrant de rentrer sans avoir vécu ça.

T’as tout pour toi Nice. Tes paysages, ta mer, ton accent. Ton club, tes supporters, ton stade et son ambiance. T’es belle, et je ne regrette pas de t’avoir choisie comme point de départ, à ce qui sera, je l’espère, Mon Histoire.

Remerciements: le club de l’OGC Nice, Mickael Chandioux.