4MOIS ET 8620KMS PLUS TARD.

1er Mai 2017. L’heure de rentrer à la maison. À chaque fois que je quitte le Tef, c’est la même: j’ai l’impression de laisser une partie de moi à Toulouse. Ou à Saint Jean de Luz, ou à Cazères,/Saint Jean toutcourt/Caussade/Lombez (c’est la tournée des bleds paumés), ou au Parc des Princes, ou à Monaco, mais bref, avec les violets quoi. Un genre de Voldemort-des-pelouses, j’éparpille mes Horcruxes sous les crampons des toulousains à chaque voyage.

J’ai pas grand chose à raconter en fait en vrai. J’avais juste envie de poser encore et encore des mots sur tout ça, et d’épargner un peu les WhatsApp de Marion, Émilie et Manon avec mes messages vocaux.

De manière générale, les choses vont toujours à grande vitesse avec moi. Peut-être que c’est dû au fait que depuis petite, je suis convaincue que ma vie s’arrêtera à 30ans. Ça doit être une des premières phrases que j’ai pû dire, après avoir chanté toute la discographie de Florent Pagny. Une enfant de 94 complètement en adéquation avec son temps, je sais. Les choses prennent rapidement de l’ampleur et de la valeur chez moi, et le foot n’a pas dérogé à la règle. Le TFC, même pas la peine d’en parler. Même le Faucon Millenium il va pas aussi vite que ça.

Mon carnet de route pue le bonheur, la béatitude. J’imagine que ça doit être carrément insupportable à lire, on doit m’imaginer un peu imbécile sur les bords, heureuse tout le temps, un peu naïve ou simplette. Ça n’a pourtant pas toujours été le cas, et c’est la raison la raison pour laquelle j’aime autant insister sur le fait que tout est beau dans mon monde actuel. J’ai l’impression de me sentir bien tout le temps (si on fait abstraction de l’état de mon dos et de ma fatigue), d’être émerveillée de tout, d’arriver à voir partout les détails qui rendent chaque instant plein de pensées positives. Ma thérapie tant rêvée, mon apaisement tant recherché, mon équilibre tant attendu.

J’ai conscience que ces écrits ne sont pas ce qu’on fait de plus « professionnels », shame on me, grande rebelle qui veut pas se plier que je suis. En même temps je pense qu’on s’en foutrait un peu d’ailleurs. Je fais mes photos comme je les vis, cohérent que j’écrive mes articles comme je les vis. Et comme j’ai pas la prétention d’écrire un livre, je blog. So 2017 (semi-adéquation en fait, yeees!!!)

J’ai commencé cet article il y a deux mois. Mais je suis sur les routes tout le temps. J’aime ça. Ne pas me poser. Partir à l’aventure sur des coups de tête. Ne pas savoir où je serai la semaine suivante. Donc, depuis janvier, ma tête se cogne sans cesse je suppose. Je sais pas si tout ça me mènera quelque part, ou si je vis juste la meilleure de mes 23 années pour le plaisir. En tout cas je la savoure. Je voudrais pas que tout s’arrête et me dire que j’aurais dû faire plus tant qu’il était temps. Que tout s’arrête, je le comprendrais; je serais triste mais je le comprendrais. Ne pas avoir mis chaque soupçon d’énergie là dedans, c’est pas envisageable. Rentrer me poser 3jours me fait déjà suffisamment bouillir.

Je termine là mon 8620èkm violet. 8620, c’est pas un nombre que j’ai tapé au hasard sur le clavier comme d’hab’, comme quand on tape « hgkfhtrd » avec les filles pour exprimer… je sais pas trop le mot de ce qu’on exprime quand on fait ça, mais bref: 8620kms, Mappy à l’appui. Dans mes écouteurs, Jean-Jacques Goldman chante « celle que j’ai choisie, celle que je ressens, dans cette armée de simples gens ».

Il y a 4 mois, le Tef s’apprêtait à passer une semaine à Saint Jean de Luz. Il y a 4 mois, j’allais à mon tour me choisir une deuxième famille, des sourires (y a jamais personne qui tire la tronche aussi dans cette bande…….) que j’allais avoir de plus en plus de mal à quitter. Il y a 4 mois, tout s’est bousculé pour devenir ce à quoi je tiens peut-être le plus aujourd’hui, ces moments ci précieux qui font mon 2017. L’été approche, avec ça la fin de la saison, et donc le mercato. Je propose qu’on le zappe cette année s’il vous plait (sauf pour renvoyer HBA à Nice, ou n’importe où loin d’Emery, merci). Parce que déjà je suis pas vraiment pour me poser plus de deux semaines, mais alors encore moins en sachant qu’au retour, ça sera pour ne plus retrouver des visages dont j’aurais pû m’imprégner encore plus, si ma saison n’avait pas commencé en janvier.

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