AVIRON BAYONNAIS RUGBY PRO

À vos larmes, prêts, pleurez.
(Pas vous. Mes yeux.)

Publicités

30 décembre 2016. Fin de l’année. L’heure pour moi de faire le bilan. Et d’enfin mettre des mots sur ma plus belle histoire, celle que j’écris depuis 9 mois à l’Aviron Bayonnais.

9 mois chez les ciel et blanc, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée depuis que mes parents m’aient offert un frère et une sœur, sans exagération aucune. J’ai eu le droit à une nouvelle naissance sur la pelouse bayonnaise. Et Dieu sait comme j’avais besoin de tirer un trait sur 22 ans, de devenir une autre moi. Une version épanouie, qui s’assume, se fait plaisir et retrouve son plus gros sourire dès qu’elle franchit le contrôle de sécurité, oubliant même sa dent de travers.

9 mois chez les ciel et blanc, ça débute en Pro D2 pour retourner en Top14. Ça dit au revoir à des têtes dont on ne devrait pas se séparer (y a pas de message codé, je ne cache pas que c’est une référence directe à Dwayne Haare), ça accueille des nouveaux membres dans la famille. Ça adopte les habitudes et mimiques des uns et des autres. Ça nomme « repères » certains visages. Saubusse – Le Bourhis – Fuster – Arganese – Du Plessis, et on recommence. Ça se lance des défis-photos, ça les loupe, et ça finit par les réussir.

9 mois chez les ciel et blanc, c’est prendre conscience à chaque déclic de mon appareil photo que j’ai envie d’être nul part ailleurs que dans ce stade. Que le retentissement des premières notes du Vino Griego correspond à chaque fois au moment où mon maquillage coule de manière encore inexpliquée par la science. Que le samedi à Jean Dauger, c’est mon rendez-vous avec le bonheur.

Je sais la chance que j’ai d’avoir vécu tout ce que j’ai pu vivre cette année. D’avoir shooté sur toutes ces pelouses. Que tant de gens m’aient accordé leur confiance, alors que je ne suis rien ni personne. Mais rien ne me fait plus plaisir que d’être au milieu de cette équipe là. Je sais qu’avec du travail, de l’investissement, du culot et des bons timing, beaucoup de choses sont possibles. Parfois, j’aime bien m’imaginer face à une table. Sur cette table, quatre contrats: un avec le PSG, un en NBA, un pour être photographe personnelle d’Andy Murray, et un avec l’Aviron Bayonnais. Jamais j’hésite. Rien ne vaut ce club, ces joueurs, ces supporters.

En bas à droite de la page d’édition de mon article, un compteur de mots défile. Il indique 421 mots. C’est dur de les poser en fait. Parce que jamais à la hauteur de ce que j’ai vraiment sur le cœur. De tout ce que cette aventure m’apporte chaque jour. Plan professionnel comme personnel. 460 mots. Pour 460 larmes, au moins.

Remerciements: le club de l’Aviron Bayonnais, Géraldine Houzeau, Marc Mittoux, les stadiers parce que ça passe aussi par ces moments là, tout l’effectif, B., les gars du BOC, Jules L., Luce B., Tom J., Baptiste B., Arthur D., Maitena SP., Cédric, papa.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s